Exposé de FrançaisLéopold Sédar Senghor et la négritude Collège Privé IFEP de Kononfla
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I- PRESENTATION DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR
1- Biographie
2- Bibliographie
II- LA NEGRITUDE
1- Définition
a- Les principaux fondateurs de la négritude
b- Le rôle essentiel de la négritude
CONCLUSION
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Exposé de FrançaisLéopold Sédar Senghor et la négritude Collège Privé IFEP de Kononfla
INTRODUCTION
La poésie est un genre littéraire très ancien, aux formes variées, écrites
généralement en vers mais qui admettent aussi la prose, et qui privilégient l'expressivité de
la forme, les mots disant plus qu'eux-mêmes par leur choix (sens et sonorités) et leur
agencement (rythmes, métrique, figures de style).. C’est pourquoi Léopold Sedar Senghor
s’est inscrit dans cette logique d’écriture. Léopold Sedar Senghor dont il est question pour
nous aujourd’hui d’établir le lien avec la négritude est un auteur africain. En somme, qui
est Léopold Sedar Senghor? Qu’est ce que la négritude? Pour répondre à ces questions,
nous évoquerons en premier lieu sa biographie; en second lieu, nous parlerons de la
négritude.
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I- PRESENTATION DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR
1- Biographie
Symbole majeur de la francophonie en Afrique, Léopold Sédar Senghor fait
d'abord ses études au Sénégal, à la mission catholique de Ngasobil, puis à Dakar, et enfin
à Paris, au lycée Louis Le Grand et à la Sorbonne.
Il est reçu à l'agrégation de grammaire en 1935 et commence à enseigner à Tours,
tout en suivant les cours de linguistique négro-africaine à l'Ecole pratique des hautes
études et à l'Institut d'ethnologie de Paris.
Héros de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé en 1939, fait prisonnier dès
juin 1940 puis réformé pour maladie deux ans plus tard. Il entre alors dans la Résistance.
L'année 1945 est un cap important dans la vie de Léopold Sédar Senghor. Elle marque le
début de sa carrière politique. Il devient député du Sénégal en 1946 puis occupe diverses
fonctions au Conseil de l'Europe, à l'Unesco et à l'ONU. En France, il est secrétaire d'Etat
à la présidence du Conseil dans le cabinet d'Edgar Faure entre 1955 et 1956 et ministre-
conseiller du gouvernement de la République française en 1959. Dans sa patrie de
naissance, le Sénégal, il devient maire de Thiès en 1956 avant d'être élu premier président
de la République du Sénégal en 1960. Il ne quittera ce poste qu'en 1980.
Côté lettres, il est l'auteur de nombreux ouvrages de poésie et d'essais. Il est
d'ailleurs primé à maintes reprises et reçoit notamment la médaille d'or de la langue
française. Docteur honoris causa de trente-sept universités, Léopold Sédar Senghor est élu
à l'Académie française en 1983.
Il décède le 20 décembre 2001 à Verson, en Normandie.
2- Bibliographie
- (fr) Léopold Sédar Senghor : bibliographie, Dakar, Bureau de documentation de
la Présidence de la République, 1982 (2e édition), 158 p.
- (fr) Moustapha Tambadou : bibliographie de Léopold Sédar Senghor,
Dakar, Éthiopiques1, revue trimestrielle de culture négro-africaine, no 40-41, nouvelle
série - 1er trimestre 1985 - volume III no 1-2.
- (fr) Yvan Venev (sous la dir. de Mme Matcheu Madjeu), La première
bibliographie mondiale de Léopold Senghor, membre de l'Académie française (1100
publications) (1943-1995), vol. I : La partie chronologique et l'index des noms de
personnes, Paris, Académie francophone, 1999, 119 p. (ISBN 2913417019).
- (fr) Joseph-Roger de Benoist, Léopold Sédar Senghor, avec un témoignage de
Cheikh Hamidou Kane, Paris, Beauchesne, 1998, 304 p. (ISBN 270101378X).
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- (fr) Jean-Pierre Biondi, Senghor ou La tentation de l'universel, Paris, Denoël,
1993, 197 p. (ISBN 2207240401).
- (fr) André-Patient Bokiba (sous la dir. de), Le Siècle Senghor, Publications du
Département de littératures et civilisations africaines de l'université Marien Ngouabi de
Brazzaville, Congo), Paris, L'Harmattan, 2001, 256 p. (ISBN 2747510719).
- (fr) André-Patient Bokiba, Le Paratexte dans la littérature africaine francophone :
Léopold Sédar Senghor et Henri Lopes, Paris, L'Harmattan, 2006, 186
p.(ISBN 2296009778).
- (fr) Hervé Bourges, Léopold Sédar Senghor : lumière noire, Paris, Mengès, 2006,
183 p. (ISBN 2856204678).
- (fr) Mamadou Cissé, « De l’assimilation à l’appropriation : essai de
glottopolitique senghorienne », Sudlangues2 no 8, 2007.
- (fr) Sophie Courteille, Léopold Sédar Senghor et l'art vivant au Sénégal, Paris,
L'Harmattan, 2006, 199 p. (ISBN 2296019005).
- (fr) Daniel Delas (sous la direction de), « Senghor et la musique », Le Français
dans le monde, no 344, Paris, Organisation internationale de la francophonie, 2006, 104 p.
- (fr) Daniel Delas, Léopold Sédar Senghor : le maître de langue, Croissy-
Beaubourg, Aden, 2007, 301 p. (ISBN 9782848400877).
- (fr) Jean-Michel Djian, Léopold Sédar Senghor, genèse d'un imaginaire
francophone ; suivi d'un entretien avec Aimé Césaire, Gallimard, 2005, 253
p.(ISBN 2070776018).
- (fr) Pierre Dumont, Corinne Mencé-Caster, Raphaël Confiant
(coord.), Senghoriana : éloge à l'un des pères de la négritude, Archipélies, no 2, juin 2011,
224 p.(ISBN 9782748364279).
- (fr) Daniel Garrot, Léopold Sédar Senghor critique littéraire, Dakar, Les
nouvelles éditions africaines, 1978, 154 p. (ISBN 2723604187).
- (fr) René M. Gnaléga, La Cohérence de l'œuvre poétique de Léopold Sédar
Senghor, Abidjan, Nouvelles éditions ivoiriennes, 2001, 111 p. (ISBN 2844871062).
- (fr) Armand Guibert et Nimrod, Léopold Sédar Senghor, Paris, Seghers (Poètes
d'aujourd'hui), 2006, 364 p. (ISBN 2232122751).
- (fr) Robert Jouanny, Senghor : « le troisième temps » : documents et analyses
critiques, Paris, L'Harmattan, 2002, 220 p. (ISBN 2747525368).
- (fr) Chaker Lajili, Bourguiba-Senghor, deux géants de l'Afrique, Paris,
L'Harmattan, 2008, 487 p. (ISBN 978-2-296-06781-3).
- (fr) Buata Malela, Comme le lamantin va boire à la source. Le mythe de l’Afrique
unitaire chez L. S. Senghor, Latitudes noires, 1, Paris, Homnisphères, 2003,p. 185-200.
- (fr) Nicolas Martin, Senghor et le monde : la politique internationale du Sénégal,
Paris, ABC, 1979, 176 p. (ISBN 2858091080).
- (fr) Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du
Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), 462 p.
- (fr) Christian Roche, L'Europe de Léopold Sédar Senghor, Toulouse, Privat,
2001, 126 p. (ISBN 2708969331).
- (fr) Christian Roche, Léopold Sédar Senghor : le président humaniste (préface
d'Abdou Diouf), Toulouse, Privat, 2006, 239 p. (ISBN 2708968602).
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II- LA NEGRITUDE
1- Définition
La négritude est un courant littéraire et politique, créé durant l'entre-deux-guerres1,
rassemblant des écrivains francophones noirs, comme Aimé Césaire, Léopold Sédar
Senghor, Jacques Rabemananjara , Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago
Diop et René Depestre. Lié notamment à l'anticolonialisme, le mouvement influença par
la suite de nombreuses personnes proches du Black nationalism, s'étendant bien au-delà de
l'espace francophone.
a- Les principaux fondateurs de la négritude
La négritude est tout d’abord un mouvement né de la rencontre entre Aimé
CESAIRE (Martiniquais), Léopold- Sédar SENGHOR (Sénégalais) et du poète
guyanais Léon- Gontran DAMAS.
Ces principaux fondateurs n’ont pas vécu les mêmes réalités historiques. Ce qui
explique les différentes significations de ce mouvement. Les antillais ont connu un double
exil : en France, ils prônent le retour au pays natal, les Antilles. Aux Antilles, ils
revendiquent l’Afrique comme leur pays d’origine où ils retrouvent leurs vraies sources.
Le vocable « Négritude » est un néologisme employé pour la première fois par
Aimé CESAIRE dans son « Cahier d’un retour au pays natal » paru en 1939. Une des
définitions qu’il en donne c’est : « La simple reconnaissance du fait d’être noir et
l’acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture. »
Pour Léopold- Sédar SENGHOR, la négritude militante consiste à assumer un
passé, à le faire renaître, à l’actualiser et à le féconder au besoin par les influences
étrangers afin que les nègres apportent leur contribution à la civilisation de « l’universel ».
Il ajoute « Pour moi, je visais surtout à analyser et à exalter les valeurs traditionnelles de
l’Afrique noire. »
Selon Léon- Gontran DAMAS, c’est « Le mouvement tendant à rattacher les noirs
de nationalité et de statut français, à leur histoire, leurs traditions et aux langues exprimant
leurs âmes. »
b- Le rôle essentiel de la négritude
La négritude a été un instrument de lutte dont usait l’intellectuel auquel revient le
rôle d’éclaireur et donner au peuple le sens critique et la liberté. Libérer le peuple revient
à revendiquer sa liberté politique et culturelle et à faire connaître à l’occident les
aspirations des peuples asservis.
Pour SENGHOR, la culture noire tire sa force de sa proximité avec la nature et ses
ancêtres, là où la culture occidentale s’en est coupée, le Noir est intuitif quand l’Européen
est cartésien. Senghor semble voir en la négritude une forme d’expression spécifique
fondée sur le rythme et le ton : « monotonie du non, c’est ce qui distingue la poésie de la
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prose, c’est le sceau de la négritude l’incantation qui fait accéder à la vérité des choses
essentielles. » Il se résume à travers cette formule : « La négritude est le patrimoine
culturel, les valeurs et surtout l’esprit de la civilisation négro- Africaine » Pour revaloriser
ce patrimoine, les auteurs négro- africains sont amenés à se servir du rythme et de
l’image. Elle avait un double objectif : réhabiliter le nègre en valorisant ses cultures
ancestrales et participer à l’édification de la civilisation de l’universel.
CONCLUSION
En définitive, nous retenons que la négritude a joué un rôle déterminant dans l'éveil
de la conscience africaine face à la colonisation et à la domination coloniale. Ce concepta
entraîné les Européens à avoir une vision des noirs autre que celle d'une race sauvage et
sans culture, le mouvement de la négritude représente aujourd'hui un obstacle non
négligeable à la libération définitive de la démarche intellectuelle des africains à l'égard
des préoccupations de renaissance.
Nous vous remercions....