Des centaines de projectiles s’abattent tous les jours sur Alep-Est depuis mardi 15 novembre – des obus d’artillerie et des missiles sol-sol principalement, mais aussi des roquettes, des bombes à sous-munitions, des barils largués par hélicoptères, remplis d’explosifs ou de chlorine, un gaz toxique. Après un premier assaut infructueux au mois de septembre, suivi d’une pause de trois semaines dans les bombardements, les forces pro-Assad sont reparties, plus déterminées que jamais, à l’attaque des quartiers orientaux tenus par la rébellion depuis l’été 2012.
« C’est l’enfer sur Terre, il y a trois ou quatre avions et hélicoptères en permanence au-dessus de nos têtes, témoigne Abdulkafi Al-Hamid, un enseignant joint par la messagerie WhatsApp, principal lien des assiégés avec le monde extérieur. Quand l’un d’eux s’en va, un autre arrive. Ils ne nous laissent pas une seconde de répit. C’est du jamais vu. »
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui tient la comptabilité du carnage, ces bombardements ont causé la mort de 120 personnes en quatre jours et fait des centaines de blessés. Quatre personnes ont également été tuées dans la partie ouest de la ville, sous contrôle gouvernemental, dans l’explosion de mortiers tirés par les rebelles.
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